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AG2009

Publié le par Laure

Nouvelles élections lors de cette AG qui se déroula à la bergerie des Morières: plus de membres du GAS pour un club à majorité féminine. ET oui, tout arrive dans le milieu spéléologique. Le bureau aussi est dominée par la gente féminine: trésorière estelle S., présidente: Laure et vice-présidente Christine. Laurent et Franck sont élus secrétaire et adjoint.
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Fin du projet Caveau ?

Publié le par gasclub83

 

 

 

Rappel historique :

 

Les grands travaux au Caveau se sont déroulés essentiellement de 1993 à 1994. De nombreux spéléos de différents clubs, surnommés les «cominis rampants, se sont succédés pour atteindre dans la douleur la côte -300 puis -341, le fond actuel. Ils ont fait un travail de dingue (ceux qui ont vu le siphon me comprendront). Dégoûtés par cette fin brutale, ils ont, dans un baroud d’honneur, tenté le tout pour le tout (enfin j’me comprends). Michel Guis a même tenté la plongée. Mais c’était bien trop étroit. Il a sondé de la palme et estimé la profondeur à 3m avec un départ sur la droite.

 

 

Résumé du projet Caveau du GAS :

 

Pour plus de détails sur ces sorties, voir les comptes rendus sur le blog.

 

Quand le 23 avril 2007, Yves, encore jeune spéléologue, souvent accompagné de Jean-Marie, fini par atteindre le siphon terminal, à force d’incursions répétées, c’est la révélation. Le niveau d’eau a baissé ! Yves l’estime à 1m de profondeur. Que c’est t-il passé ? Le souffle puissant aurait-t-il pu casser une coulée, un bloc ? Le siphon n’est peut-être pas si grand. D’après Yves, la grande faille pourrait contenir des sacs. Il suffirait donc de pomper l’eau et de la transvaser dans des bigbags étanches pour pouvoir commencer la désobstruction. C’est sous cette forme, qu’Yves nous parle du projet.

 

Le 4 juillet 2007, lors du déséquipement d’une opération CDS, Franck en profite pour faire quelques repérages. Il confirme la possibilité de stockage des sacs et du peu de profondeur du siphon (0.80m). Mais devant l’insistance de quelques spéléos varois, il lance le projet Cyclopibus.

 

De septembre 2007 à septembre 2008, 20 sorties ont lieu dans ce trou mythique (recherches, désobstructions, premières et topographie), dans des conditions difficiles. Parallèlement, la réflexion continue sur l’organisation et les techniques de pompage. Finalement c’est l’envie d’attaquer le Caveau qui nous fait déséquiper le Cyclo. (Eh oui, ça n’est pas vraiment fini).

 

A peine les cordes lavées et contrôlées que le 20 septembre 2008 elles sont plongées dans les entrailles du Caveau. A la deuxième expé, le 4 octobre, Topol, Yves et moi avons les pieds dans le siphon. C’est la première fois que je le vois, et c’est une déception. La faille paraît inutilisable en stockage et la base du puits n’est pas très grande. Yves avoue qu’il voyait ça plus grand.

 

Le 18 octobre, bien que les kits soient prêts (pompe de cale, bigbags, polyane découpé et mis en forme pour rentrer dans les sacs, tuyaux, crépine, amarrages, perfo,….), on fait une dernière reconnaissance. C’est à nouveau une déception. L’endroit où l’eau s’infiltre est bien à 3m de profondeur, comme l’avait dit Michel. Qu’à cela ne tienne, l’opération pompage sera lancée rien que pour avoir une notion sur le volume total du siphon. Mais c’était sans compter sur la météo. Après 4 ans de sècheresse, la pluie est tombée durant des mois entraînant des crues exceptionnelles dans tout le département. Profitant d’une accalmie de quelques semaines, c’est seulement le 8 mai 2009, qu’avec Yves, on part faire un état des lieux. Nouvelle déception : L’arrivée d’eau alimentant le siphon est trop importante pour lancer un pompage. Il faudra attendre la prochaine période de sècheresse.

 

Le 3 octobre 2009 c’est le déséquipement.

 

 

Données recueillies :

 

Longueur du volume d’eau : 10m

Volume visible du siphon : 2.8m3

La faille est irrégulière. Le tableau ci-dessous représente les différents tronçons. La profondeur du tronçon N°6 est une moyenne car le fond forme un entonnoir par où l’eau passe. Le fond de cet entonnoir est à 2.2m. A partir de là, l’eau semble partir à l’horizontal.

 

 

N° de tronçon

Longueur

Largeur

Profondeur

Volume

1

2

0.2

0.1

0.04

2

1.5

0.4

0.3

0.2

3

2

0.5

0.4

0.4

4

1

0.6

0.7

0.4

5

1

1

0.7

0.7

6

1.5

0.6

1

0.9

7

1

0.4

0.5

0.2

TOTAL

10 m

 

 

2.8 m3

 

 

 

Conclusion :

 

Le Caveau est, d’après les spécialistes, idéalement placé (carrefour de failles). Le siphon terminal se trouve à la côte -341m. Il absorbe, lors de fortes pluies, une quantité d’eau incroyable. Il a donc un potentiel énorme. La rivière est-elle encore loin ?

Trahi par la météo, le GAS n’a pas pu apporter sa pierre à l’édifice. Ce n’est que partie remise mais il faut savoir être patient. J’espère, c’est presque malheureux de dire ça, que la prochaine période de sècheresse ne tardera pas trop. D’ici là, on pourra toujours réfléchir pour améliorer la technique et le matériel à utiliser pour pomper rapidement et stocker sans difficulté 3m3 d’eau. J’ai d’ailleurs une petite idée sur la question…

 

 

 

                                                                                                                                  Laurent

 

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Déséquipement du Caveau

Publié le par gasclub83

3 octobre 2009

 

 

Lieu : Siou blanc

 

Participants GAS : Yves et moi

 

Compte rendu :

 

Cela fait maintenant 1 an que le Caveau est équipé. Lors de notre dernière descente au mois de mai avec Yves, nous avions constaté que le débit d’eau, alimentant le siphon terminal, était trop important pour envisager toute opération de pompage. La prochaine descente ici serait pour déséquiper.

L’objectif du jour est de retirer les cordes jusqu’à -200.

A 10h30 je m’engage dans le premier puits lesté d’un petit kit contenant 2 sandwichs, de l’eau, un mètre ruban, une sonde (arceau de tente) et une pontonnière. Le but est de profiter de cette dernière descente pour métrer au plus juste le volume visible du siphon. A 11h je laisse les sandwichs et l’eau à -200 et attaque les méandres. A 12h je suis au fond. Sans surprise, ça coule encore beaucoup. Je quitte le matos, la combi et enfile la pontonnière. Naïvement je ne remets pas la combi pour ne pas la mouiller. A peine arrivé dans l’eau, après le petit ramping, je constate 2 gros accros au dessus des genoux. ET MERDE ! C’est donc trempé que je sillonne le siphon, le carnet topo entre les dents, et armé de la sonde et du mètre. Le fond est recouvert de boue où mes bottes s’enfoncent de plus de 20cm, à la limite de les laisser sur place. Après ½ h de mesures, pas évidentes à prendre, je repars m’équiper. A 13h, c’est en claquant des dents que je quitte le fond du Caveau, pour attaquer le déséquipement. Je retrouve Yves au bas du BB’s (surnommé ainsi par Bruno et Guy, les Blues Brothers, lors de la première). Il repart devant car je compte remplir mon kit au maximum avant d’attaquer la remontée. Au bas des Spitophiles, je passe devant, le kit à ras bord. Il nous reste 1 kit et demi pour finir. Ca va être juste. Sorti du méandre à 15h30, j’engloutis le sandwich. A la fin de la clop j’entends au loin les bruits caractéristiques du Yvus vulgaris progressant en milieu hostile. Yves est donc en approche. Mais il tarde à venir et j’ai trop froid pour l’attendre. A 16h je trace. Petite frayeur à la descente de l’escalade alors que trop fainéant pour sortir le descendeur du kit je pars sur nœud Italien. Le passage sur une tonche fait dérouler la gaine. Ca fait toujours drôle de voir l’intérieur d’une corde quand on est pendu dessous. Je fais un nœud pour sécuriser et continu mon chemin de croix.

Je sors épuisé à 18h15. Après 20 mn de fouilles acharnées, je trouve enfin les clés. Il fait nuit et froid. Je rentre dans la voiture, mets le chauffage et me prépare à l’attente. Toutes les 15mn je sors jeter une oreille dans le puits d’entrée. A la ronde de 20h je commence à m’inquiéter mais je rentre vite au chaud. Ronronnement du moteur, chaleur et fatigue : je m’endors. Je rouvre les yeux à 20h40. En approchant de l’entrée, je sais que si là je ne l’entends pas, je me rééquipe. Mais il est là le bougre, quelques mètres plus bas, s’extirpant de la dernière difficulté.

Avec sa nonchalance légendaire il me raconte : Le mousqueton de la dèv du puits aux échelles (R4) qui refuse de s’ouvrir. Obligé d’attaquer la sangle à coup de caillou (avec des cailloux on n’avait l’rien). Ensuite revigoré par l’absorption du sandwich, il se sent de déséquiper le grand puits. C’est donc avec 2 kits ½ qu’il termine ce puits qui fini par une faille de 12m assez pénible. Et puis, arrivé à l’escalade, il entreprend de refaire l’équipement en fixe orné depuis peu d’un joli noeud. Il laisse 1 kit au bas de l’escalade et remonte tranquillement.

Du coup l’objectif est dépassé puisque le trou est déséquipé jusqu’à -120m.

Plus reposé que Yves, je prends les rennes de la Xantia pour rentrer au Pradet où une bonne bouf préparée par Myriam nous attend.

 

TPST : 8h et 10h

 

Yves se chargera le mardi suivant de finir le déséquipement

 

 

                                                                                                                                  Laurent


 

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